L'Orgueil des drapeaux et des flammes

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Le groupe de black metal français Stellarvore, avec son premier album, L’Orgueil des drapeaux et des flammes nous offre là un album très riche et étonnamment varié, alternant passages rapides et violents, moments de langueur et de lenteur, envolées mélodiques, le tout s’amalgamant pour nous rappeler à la fois la violence suédoise, la froideur norvégienne et le sens de la mélodie finlandais.
C’est pourtant bien là un groupe français que nous avons, avec des paroles finement ciselées, écrits dans la langue de Chateaubriand, et tenant plus de la poésie que de réelles paroles de chansons.
Avec presque 45mn de musique oscillant entre brutal black et black mélodique, Stellarvore ne révolutionne pas forcément le black, mais lui donne un souffle artistique qui parfois manque à ce style.

1. L’Aigle noir de Prusse (2:59)
2. L’Année terrible (3:49)
3. Pour la France (3:36)
4. Le Poing de Njörd (4:21)
5. Le Sourire du pendu (5:12)
6. Le Faux Prophète (7:32)
7. L’Éloge d’un meurtre (9:49)
8. Première Confession (Icare) (3:31)
9. Le Banquet (6:33)

Voyage à travers l’album
L’Orgueil des drapeaux et des flammes est un album composé de neuf pièces ayant chacune leur propre identité, et étant pourtant liées les unes aux autres par une sorte de fil rouge. En voici ses tenants :

I. L’Aigle noir de Prusse
Première chanson de l’album, elle est également la première de la sous-partie de trois titres intitulée Souvenirs de 1870. Chacune de ces trois chansons est inspirée par un des trois tableaux de Gustave Doré de son groupement nommé lui aussi Souvenirs de 1870.
Ce premier tableau appelé également L’Aigle noir de Prusse, tout en grisailles, nous montre une jeune femme à terre, au bord d’un chemin, menacée par les serres puissantes d’un aigle. Si chez Gustave Doré cet aigle représente la Prusse, chez Stellarvore l’ennemi est tout autre.
Le texte est court, violent, sans ponctuation et se terminant en suspension.
La chanson est à son image : courte, violente et se terminant de manière abrupte, laissant place à un titre plus lent et mélodique.

II. L’Année terrible
1870 était pour Victor Hugo l’année terrible — pour Gustave Doré aussi, qui a peint le tableau L’Énigme. On y voit une jeune femme — la belle ange, qu’on devine avoir déjà rencontré dans le tableau précédent. Quelle est cette ange ? Quelque messager céleste descendu sur terre se lamenter devant ces soldats morts ? l’âme de Paris meurtrie ? Pour Stellarvore, elle est l’allégorie de la France, anéantie par l’envahisseur — inlassablement, l’histoire se répète.
Musicalement, ce titre est beaucoup plus calme. Il est coupé au milieu par un solo de guitare sans prétention et s’achève par une longue lamentation s’éteignant en decrescendo.

III. Pour la France
Le troisième titre commence par une basse seule avant d’être rejointe par une batterie et une guitare à la mélodie très norvégienne. Le tableau de Gustave Doré qui a inspiré ce titre s’appelle La Défense de Paris.
Le texte de la chanson est constitué de citations de l’écrivain Pierre Drieu la Rochelle (extraites de son livre Gilles) et d’Ivan Čolović, universitaire serbe ayant écrit sur la guerre de Yougoslavie — car le conflit serbo-albanais n’est qu’une anticipation des combats à venir en France.
Si le titre commence lentement, la batterie finit par se lancer en blast-beats avant que la chanson ne s’effondre ; puis elle repart, et des choelig;urs germaniques viennent la soutenir — car pour Stellarvore, ce n’est pas l’Allemagne ou la Prusse l’ennemi.

IV. Le Poing de Njörd
Les Souvenirs de 1870 s’étant achevés, l’album repart avec une violence toute mardukienne dans cette chanson qui parle d’un équipage viking chahuté par le mythique kraken.
Un parallèle est fait avec l’antique Scylla qui en son temps attaquait aussi les équipages.

V. Le Sourire du pendu
Qui saura voir à quel point, quand on lit entre les lignes, le texte de cette chanson est violent et à contre-courant total de l’air du temps ?

VI. Le Faux Prophète
Quelque part, la chanson Le Sourire du pendu s’adresse à tous les disciples de ce faux prophète : Mahomet. Car l’ennemi que l’on ne désignait pas dans les Souvenirs de 1870, c’est bel et bien l’Islam.
Que l’on n’apprécie ses prêches ou pas, le Christ fut le dernier prophète a avoir foulé la terre.

VII. L’Éloge d’un meurtre
Bien sûr, dans le monde du black metal, ce Christ a toujours tenu le rôle d’ennemi. Dans ce long medley de Burzum, Stellarvore s’est plu à imaginer un Varg Vikernes comprenant ses erreurs, comprenant que non, le Christ n’est pas — n’est plus ? — l’ennemi.

VIII. Première Confession (Icare)
Mais comment prendre la défense du Christ quand on a voué sa vie au black metal ? — donc au mal. Cette chanson essaie d’y répondre — le lecteur aura-t-il assez de réflexion pour en comprendre le sens et assez d’ouverture pour s’y pencher dessus ?

IX. Le Banquet
Dans cette dernière chanson, nous retrouvons la belle ange, telle que sur la pochette de l’album : violée, souillée, anéantie. L’ennemi a gagné. Pourtant, sur l’illustration, on devine une armée luttant, comme pour sauver le cadavre encore chaud. N’est-ce plus qu’un cadavre ? La cavalerie va-t-elle arriver à temps ? Stellarvore n’a pas la réponse, mais le groupe offre avec ces trente dernières secondes de musique, un solo particulièrement épique.

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